De 1974 à 2026 Haïti n’avait plus foulé la scène mondiale du football depuis 1974. Cinquante-deux ans plus tard, après une qualification historique arrachée face au Nicaragua, la sélection nationale s’apprête à retrouver la plus prestigieuse des compétitions : la Coupe du monde 2026.
Mais au-delà du simple résultat sportif, que signifie une telle qualification pour Haïti, pour les Haïtiens et pour le monde entier ?
Une victoire sportive, mais surtout nationale
Dans un pays secoué par les crises politiques, la violence, l’incertitude et une profonde perte de repères, cette qualification apparaît comme une bouffée d’oxygène. Elle rappelle qu’Haïti est capable d’exploits, qu’au milieu du chaos, le talent et la discipline peuvent encore triompher.
Le football, souvent refuge émotionnel des jeunes, devient ici un symbole national. Cette qualification redonne une fierté collective, une sensation rare mais précieuse : celle d’appartenir à une nation qui peut encore gagner.
Un signal puissant pour les Haïtiens
Pour les jeunes, c’est un message clair : tout n’est pas perdu. On peut réussir malgré les obstacles, malgré le contexte.
Pour la diaspora, c’est un moment de rassemblement, une occasion de se reconnaître à travers un drapeau trop souvent associé à la souffrance.
Pour les familles restées au pays, c’est une parenthèse lumineuse dans un quotidien sombre, l’assurance que le rêve reste possible.
Un message adressé au monde entier
Sur la scène internationale, cette qualification envoie un signal simple mais fort : Haïti n’est pas qu’un pays en crise — c’est aussi un peuple résilient, passionné et capable de prouesses.
Le monde voit un pays qui refuse de se résumer à ses difficultés. Haïti prouve qu’il reste un acteur culturel et sportif majeur de la Caraïbe, qu’il peut encore surprendre, émouvoir et inspirer.
Plus qu’un match : une renaissance symbolique
En 1974, la participation d’Haïti à la Coupe du monde avait marqué les mémoires. En 2026, elle marquera les cœurs.
Cette qualification ne résout pas les problèmes du pays, mais elle ravive une flamme : celle de l’unité, de la dignité et de la possibilité d’un avenir meilleur.
Dans les rues, dans les radios, dans les conversations, une même phrase circule : “ Haïti kapab !”
Jean Mary DORVIL
LAVI FM




