Port-au-Prince, 28 octobre 2025. — Au passage de la tempête tropicale Melissa, la Protection civile haïtienne a montré une certaine capacité de réaction, mais aussi des failles profondes dans sa logistique et sa coordination.
La Direction générale de la Protection civile a activé ses cellules d’urgence et diffusé des messages d’alerte à travers le pays. Dans plusieurs communes, les volontaires locaux ont contribué à évacuer des familles et à réduire les pertes humaines.
Cependant, les infrastructures d’accueil restent précaires. Plusieurs abris étaient dépourvus d’eau potable, de lits ou de toilettes, tandis que des routes endommagées ont retardé l’arrivée des secours.
“Nous faisions notre possible, mais sans moyens, on est rapidement dépassés”, confie un responsable local à Jérémie.
La coordination entre la Protection civile, les collectivités et les ministères sectoriels demeure un défi majeur. Des retards d’information ont ralenti la réponse nationale, obligeant les partenaires internationaux, tels que le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge haïtienne, à intervenir en urgence.
Malgré ces difficultés, la mise en place de comités communaux, la formation de volontaires et l’usage accru de la technologie témoignent d’une évolution positive. Mais sans financement stable ni réforme institutionnelle, ces progrès risquent de ne pas durer.
Le passage de Melissa rappelle une évidence : la résilience du pays reste fragile, suspendue entre engagement et impuissance face à des catastrophes de plus en plus fréquentes.
Dr Harrisson Ernest
Médecin / Psychiatre / Communicateur social / Journaliste / Juriste
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