Par Dr Harrisson Ernest – 13 janvier 2026
En Haïti, la misère n’est plus un accident. C’est une industrie, une économie parallèle. Un système de production de carrières, de figures publiques, de faux sauveurs et de vrais profiteurs. La pauvreté n’y est pas combattue : elle est exploitée. Et ceux qui savent la manipuler montent plus vite que ceux qui cherchent à l’éradiquer.
Pierre Espérance est l’un de ces enfants de la misère devenus gestionnaires du désastre.
Né à La Gonâve, territoire martyr abandonné par l’État haïtien, il est le produit brut d’un environnement où la survie écrase la morale. Là où, pour Ti Pierre, la faim enseigne que la vérité est un luxe et que le mensonge nourrit mieux. Là où, pour Ti Pierre, l’instinct remplace la loi. Là où, pour Ti Pierre, la ruse devient une vertu.
Mais au lieu de rompre avec cette culture, Pierre Espérance l’a portée au sommet, de La Gonave à Washington, en passant par Port-au-Prince.
Il a compris très tôt que, dans l’Haïti post-État, la victime est une monnaie. La souffrance est un passeport. La mort est un argument de subvention. Et le chaos est un business.
Pierre Espérance n’est pas un défenseur des droits humains. Il est le courtier de la douleur haïtienne.
- Chaque cadavre devient une statistique à vendre.
- Chaque massacre devient un communiqué à monnayer.
- Chaque crise devient un levier de pouvoir.
Dans cette économie perverse, plus Haïti va mal, plus certains prospèrent. Plus les gangs gagnent du terrain, plus les ONG gagnent des budgets. Plus l’État recule, plus des experts de la catastrophe comme Rudy Thomas Sanon, John Colem Morvan, Theriel Thélus, Samuel Joasil, Youri Chevry…avancent et se vendent enrichis ou réussis au cours des dernières années catastrophiques pour Haïti.
Pierre Espérance n’est pas un militant : il est un opérateur.
Un opérateur d’une machine bien huilée qui transforme la tragédie nationale en carrière internationale. Il parle au nom des pauvres des quartiers populaires contre lesquels il invite quotidiennement à utiliser des drones kamikaz, mais vit de leur désespoir. Il dénonce la violence, mais en dépend pour exister politiquement.
Il ne veut pas la fin du chaos.
Il veut en être l’interprète exclusif.
Voilà la vérité dérangeante de « NEG VERITE-A », Dr Harrisson Ernest, que personne n’ose dire ou répéter et qui fait peur à Pierre Espérance et ses soldats-généraux du gang « DU SANG NEUF » (Rudy Thomas Sanon, John Colem Morvan, Theriel Thélus, Samuel Joasil, Youri Chevry…) : en Haïti, il existe une classe parasitaire qui a besoin que le pays reste à genoux pour rester debout.
La misère ne les scandalise pas. Elle les nourrit. Depuis 2020, ils sont nourris et blanchis à travers les réseaux sociaux et les médias traditionnels, bien évidemment grâce aux dérives du gang VIV ANSANM et de la crise sécuritaire généralisée.
Et tant que nous continuerons à confondre les marchands de détresse avec les défenseurs du peuple, Haïti restera prisonnière d’un théâtre humanitaire où la douleurcontinuera à servir de décor et la souffrance de marchandise.
Le problème d’Haïti n’est pas seulement la pauvreté.
C’est surtout ceux qui en font, avec art, un métier : Pierre Espérance, Rudy Thomas Sanon, John Colem Morvan, Samuel Joasil, Youri Chevry, Theriel Thélus…
Dr Harrisson Ernest
Ancien Directeur général de la Radio Télévision Nationale d’Haïti (RTNH)
Analyste des questions de gouvernance, de médias publics, de politiques institutionnelles – Analyste politique et commentateur sur les questions de sécurité et d’identité de la diaspora haïtienne – Présentateur de l’émission TRIBUNAL DU SOIR – Médecin, psychiatre, communicateur social et juriste
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