Par Dr Harrisson Ernest –
03 fevrier 2026
Mesdames, Messieurs, bonjour / bonsoir
J’ai une question simple, directe, brutale :
Les gangs VIV ANSANM ont-ils disparu ?
Non.
Ce n’est pas VIV ANSANM qui a disparu.
C’est la honte qui a disparu.
C’est la vérité qu’on a étouffée.
C’est l’urgence qu’on a enterrée.
Parce que depuis près de trois semaines, on assiste à un spectacle révoltant :
le dossier des gangs, qui occupait tout l’espace public pendant quatre ans, est devenu… un sujet secondaire.
Presque invisible.
Presque “dépassé”.
Mais la peur, elle, n’est pas dépassée !
Les balles, elles, n’ont pas pris de vacances !
Les familles déplacées ne sont pas rentrées chez elles !
Les quartiers ne sont pas libérés !
Alors je le dis clairement :
on nous ment.
On nous manipule.
On nous balade.
Et pourquoi ce silence soudain ?
Parce que le 7 février approche.
Oui. Le 7 février : la date qui rend les politiciens nerveux… pas à cause du peuple, non !
Mais à cause du pouvoir !
D’un coup, tout le monde se réveille :
tout le monde veut être président,
tout le monde veut être Premier ministre,
tout le monde veut être ministre,
tout le monde veut être directeur,
tout le monde veut être “conseiller spécial”,
tout le monde veut être “homme providentiel”.
Tout le monde veut manger !
Et pendant que ce grand combat pour les postes, le peuple, lui, continue de compter ses blessés et ses morts.
Vous savez ce que ça prouve ?
Ça prouve que les gangs n’étaient pas une priorité nationale, ils n’étaient pas le vrai problème :
c’était tout simplement un sujet rentable.
Quand ça servait à faire du bruit, on faisait du bruit.
Quand ça servait à attaquer un adversaire, on attaquait.
Quand ça servait à se présenter en sauveur, on jouait au sauveur.
Mais maintenant que la bataille du pouvoir commence, la sécurité du peuple devient un détail.
C’est ça, la vérité !
Et la presse dans tout ça ?
Certaines radios, certains médias, certains influenceurs… se comportent comme des télécommandes de la trempe de John Colem Dyol Siret, Rudy Thomas Fatras, Thériel Ti Kout Men :
aujourd’hui on appuie sur “7 février”,
hier on appuyait sur “VIV ANSANM”,
demain on appuiera sur autre chose.
Le peuple, lui, subit leur programmation.
Eh bien moi, Dr Harrisson Ernest, je dis : ça suffit !
Ma voix va résonner en dépit de mon manque de temps, Je vais parler au peuple, parler aux victimes des quartiers populaires, La vérité va être libérée pour faire échec définitivement aux mensonges et menteurs.
Haïti n’est pas un terrain de jeu.
Haïti n’est pas une scène de théâtre.
Haïti n’est pas un buffet politique.
Et je vais le dire avec colère :
un pays où les élites courent plus vite derrière la présidence que derrière la sécurité,
c’est un pays malade.
Un pays trahi.
Alors peuple haïtien, ouvrez les yeux !
Parce qu’ils veulent vous faire croire que le problème, c’est le 7 février.
Mais le vrai problème, ce n’est pas une date.
Le vrai problème, c’est un système qui préfère le fauteuil… à la vie humaine.
Et pendant qu’ils parlent, pendant qu’ils négocient, pendant qu’ils complotent…
Les gangs, eux, ne parlent pas. VIV ANSANM se tait et agit à bas bruit.
Les tirs continuent
Les cas de kidnapping sont à la hausse.
La misère, la division, la violence, l’insécurité avancent.
Et nous, on reste là à regarder le cirque ?
Non.
Moi, je m’adresserai clairement au peuple, dans les heures qui suivent.
Le 7 février révèle tout : la priorité des élites, ce n’est pas le peuple. C’est le pouvoir.
Je vous remercie.
Dr Harrisson Ernest
Ancien Directeur général de la Radio Télévision Nationale d’Haïti (RTNH) –
Analyste des questions de gouvernance, de médias publics, de politiques institutionnelles – Analyste politique et commentateur sur les questions de sécurité et d’identité de la diaspora haïtienne – Présentateur de l’émission TRIBUNAL DU SOIR sur LAVI FM – Médecin, psychiatre, communicateur social et juriste
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